Réunion à Dôle avec Paul Quilès

« Engager le débat pour envisager le désarmement nucléaire en France »

Le film « La bombe et nous » a été projeté à la MJC jeudi 15 février. L’occasion d’ouvrir une réflexion sur l’avenir de l’armement nucléaire.
Paul Quilès, ancien ministre de la Défense, militant contre la bombe nucléaire, dédicace ses œuvres à la MJC.  Photo Malika GUELLILPaul Quilès, ancien ministre de la Défense, militant contre la bombe nucléaire, dédicace ses œuvres à la MJC. Photo Malika GUELLIL

Cent huit spectateurs ont assisté, jeudi 15 février, à la projection du film documentaire « La bombe et nous » à la MJC. La réalisation de 2017 présente exhaustivement la question de la dissuasion nucléaire.

A l’initiative de la soirée, l’Association pour le désarmement nucléaire (ADN), affiliée au Mouvement pour une alternative non violente (MAN). La formation milite contre « l’endormissement qu’on fait peser sur l’humanité », selon le président de l’association Lucien Converset, « parce qu’on ne parle pas de l’armement nucléaire. » L’action est soutenue par l’intervention de Paul Quilès, ancien ministre de la Défense et auteur de plusieurs ouvrages traitant de l’armement nucléaire.

La force de dissuasion nucléaire d’un état consiste à prévenir l’acte d’offensive potentiel d’un autre état, du fait de sa détention de l’arme chimique. Il s’agit d’une stratégie de défense visant à persuader l’acteur concerné à renoncer à l’attaque. Stratégie pourtant inefficace et dangereuse.

Les conséquences de l’explosion d’une bombe nucléaire sont en effet redoutables. Et le silence politique opposé à la question, des plus inquiétants. « En France, le débat est interdit quand d’autres monopolisent les réflexions », regrette Paul Quilès.

L’association dénonce par ailleurs un dysfonctionnement démocratique en France et un gaspillage de l’argent public monstrueux. « L’ADN veut convaincre les citoyens de se rebeller contre les choix d’une autorité politique qui veut le nucléaire à tout prix », explique Antoinette Gillet, militante à l’ADN. « Notre objectif est celui d’aboutir à la mise en place d’un référendum afin que les populations puissent défendre leurs intérêts et faire cesser cette folie du nucléaire devenue incontrôlable. La France, modèle et détentrice d’un poids moral vis-à-vis des autres pays, gagnerait à donner l’exemple d’une marche vers la dénucléarisation », poursuit-elle.

Enfin, « c’est par l’éducation, l’information et le rassemblement qu’on pourra résoudre un problème non pas de société, mais qui concerne l’humanité entière », conclu Paul Quilès.

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