L’OTAN ENTRE FERMETE ET DIALOGUE

 otan-russie-2

           

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’Otan entre fermeté et dialogue

Demain, 8 juillet, va s’ouvrir à Varsovie le sommet de l’OTAN, où se retrouveront les chefs d’Etats des 28 pays membres. Ce sommet revêt une importance particulière, car il devrait décider de la nature des relations entre l’OTAN et la Russie.

Depuis le dernier sommet au Pays de Galles, l’OTAN s’est engagée dans une stratégie de riposte aux manœuvres russes, afin d’affirmer sa volonté d’assurer la sécurité collective de l’espace euro-atlantique, ce qui constitue sa vocation historique. Il s’agit de donner un gage de « réassurance » aux pays européens de l’est légitimement inquiets de l’activisme militaire russe.

Cette stratégie se révèle à terme stérile. Elle entraîne l’OTAN et la Russie dans une spirale de confrontations dangereuses, sans ouvrir de perspective de règlement. Aussi la nécessité de l’ouverture d’un dialogue se fait de plus en plus pressante. La réactivation du Conseil OTAN-Russie en avril dernier a constitué un premier pas. Mais c’est au cours du sommet de Varsovie que seront fixées les orientations stratégiques de l’OTAN.

La présence d’armes nucléaires sur le théâtre européen donne à ce débat une dimension particulière. L’OTAN dispose en effet, sous commandement américain, d’armes nucléaires tactiques stationnées dans cinq pays de l’OTAN. Ces armes en l’état actuel n’ont aucune efficacité opérationnelle, mais face à la gesticulation nucléaire du Président Poutine et aux déclarations de certains officiels russes, la tentation est forte de répondre par un renforcement du rôle du nucléaire dans la doctrine de l’OTAN. Une telle réponse est illusoire et dangereuse.

IDN souhaite que la France pèse au cours de ce sommet en faveur d’une position équilibrée de la stratégie de l’OTAN vis-à-vis de la Russie, entre fermeté et dialogue, notamment :

  • en soutenant la réactivation du Conseil OTAN-Russie et en lui redonnant un rôle opérationnel ;
  • en reconstituant l’Initiative sur l’Espace Aérien en Coopération, qui permet de réduire les risques sur le trafic aérien civil et militaire en Europe ;
  • en ne s’opposant pas « à l’élimination des dernières armes nucléaires tactiques ou non stratégiques de l’OTAN », comme l’a recommandé le rapport Védrine.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social Widgets powered by AB-WebLog.com.