Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN)

7 associations rappellent le rejet par l’ONU de l’arme nucléaire dès 1946

Le 24 janvier 1946 la première résolution de l’ONU appelle à l’élimination des armes atomiques. Malgré cela, aujourd’hui les Etats détenteurs de l’arme nucléaire persistent à ignorer cet appel et au contraire se lancent dans une nouvelle course aux armements nucléaires.

Depuis l’adoption du Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires (TNP) en 1970, les initiatives de l’ONU en faveur du désarmement nucléaire se sont multipliées, jusqu’au vote par 122 pays le 7 juillet 2017 d’un Traité d’interdiction des armes nucléaires. Malgré ces nombreuses résolutions et l’engagement au désarmement nucléaire des États dotés (1) inscrit dans l’article VI du Traité de Non-Prolifération, ceux-ci refusent l’horizon d’un monde sans armes nucléaires.

Alors que le stock mondial d’armes atomiques reste considérable, les pays nucléaires mettent au point de nouvelles armes atomiques plus performantes et plus sophistiquées qui accroissent la menace sur l’humanité d’une destruction volontaire (guerre nucléaire) ou involontaire (par erreur humaine ou technologique).

La menace d’une telle destruction est maintenant classée parmi les plus importantes pour notre planète.

En France, l’absence d’un débat objectif sur la bombe atomique laisse croire à l’opinion publique qu’elle serait une garantie absolue de sécurité. A l’occasion de cet anniversaire de la Résolution 1 des Nations Unies, il faut que nos dirigeants prennent conscience de l’urgence de cette situation et qu’ils mettent fin à cette absurde et suicidaire course aux armements nucléaires en s’engageant enfin dans la voie d’un désarmement nucléaire général, progressif et contrôlé.

En 1999 le scientifique et humaniste français Théodore Monod déclarait : “L’arme nucléaire, c’est la fin acceptée de l’humanité”.

  • Etats dotés de l’arme nucléaire: Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie.
Associations signataires :

AFCDRP – Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix.

Michel.cibot@gmail.com

https://afcdrp.com/

 

AMFPGN – Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire.

r.galinski@amfpgn.org

                        https://www.amfpgn.org/

 

GRIP – Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité

https://www.grip.org/

 

IDN Initiatives pour le Désarmement Nucléaire

idn.france.association@gmail.com

http://www.idn-france.org/

 

Mouvement de la Paix   

national@mvtpaix.org

                        www.mvtpaix.org/

 

Pax Christi France      

delegue@paxchristi.cef.fr

https://www.paxchristi.cef.fr/

 

Pugwash France

contact@pugwash.fr     

pugwash.fr/

Cet article a 2 commentaires

  1. Il nous faut agir, mobiliser pour que l’article 6 du TNP soit respecté, et le traité d’interdiction des armes nucléaires ratifié.
    Des parlementaires veulent imposer un referendum sur le sujet.
    Est ce bien raisonnable?
    La question des armes nucléaires concerne l’humanité et l’avenir de notre planète.
    Un referendum en France contribuerait à ignorer ce que dit le droit international
    (qui a tout dit), c’est aussi afficher un certain mépris pour les 122 pays qui ont signé le TIAN.
    Un résultat favorable à la conservation de l’arme nucléaire (il faut s’attendre à tout) serait catastrophique et donnerait une image dégradée de notre pays.
    Que pense IDN de cette question?
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Pacifiquement.

  2. Lettre ouverte à Monsieur Cédric Villani
    Francis Lenne, le 3 mars 2019

    Monsieur le député,
    Nous sommes nombreux à apprécier la rigueur de vos jugements, qu’ils soient scientifiques ou politiques, et vous en avez encore une fois fait la preuve lors de votre intervention au cours d’une émission télévisée ce vendredi 2 mars 2019 au soir. La pratique politicienne nous semble parfois si éloignée de cette rigueur qui vous est chère que nous espérons la voir prise en exemple, sinon comme ligne de conduite, du moins comme objectif, par l’ensemble de notre classe politique. Il est cependant possible que cet espoir soit vain car politique et science ne font que rarement bon ménage. N’accablons cependant personne, l’enseignement de Machiavel, cher à notre Président, a en effet ajouté à la science politique, avant l’heure, une dimension que les mathématiques ont intégré et qui appartient maintenant à la logique, : la logique floue, avec laquelle, dit simplement, la « vérité » perd son sens absolu et pour laquelle le principe de la non contradiction n’est pas toujours respecté.
    Vous êtes vous-même maintenant un adepte de cette logique en politique, peut-être à votre corps défendant dans la mesure où vous omettez de le préciser, mais aussi un excellent exemple. Certes, vous avez refusé à raison de voter la nouvelle loi dite machiavéliquement « anti-casseur », qui tendrait à réprimer une intention supposée de nuire à l’ordre, ce qui est une dérive grave et très dangereuse pour la démocratie et pour le respect du Droit. Cependant, il convient de vous rappeler que vous avez, cette fois en ne respectant pas le principe de non-contradiction, fait preuve par ailleurs de duplicité, autre manière de présenter, en l’appliquant à la politique, la logique floue.
    D’une part, vous avez en effet voté la loi de programmation militaire 2019-2025, qui va de fait doubler pour des décennies les budgets affectés à la dite « dissuasion nucléaire » et à l’arsenal nucléaire militaire qui l’accompagne. D’autre part, vous avez accepté d’être membre du comité de parrainage de l’association « Initiative pour le Désarmement Nucléaire », membre de la fédération ICAN prix Nobel de la Paix 2017, qui se mobilise pour que l’État français, tout comme les autres États disposant d’armes de destruction massive nucléaires, respecte ses engagements formels au désarmement nucléaire général et complet sans chercher, ce qui est malheureusement le cas, de faux prétextes pour en différer perpétuellement la mise en œuvre.
    Cette mise en pratique par vous (peut-être sans que vous en ayez un contrôle total) de votre expertise scientifique au « profit » de la politique est cependant une démonstration sans appel, que nous attendions, de la réalité scientifique de l’objet politique désignée antinomiquement « la dissuasion nucléaire ». Nous vous en remercions, car vous êtes maintenant le théorème vivant appliqué à une pensée stratégique floue qui naquit après le massacre de populations civiles par deux bombes atomiques larguées les 6 et 9 août 1945 sur Hiroshima et sur Nagasaki. Cette pensée, qui voudrait faire croire que la possession de ces armes de destruction massive, que le droit condamne, « dissuade » par sa seule expression, est appelée par les psychothérapeutes une « pensée magique ». Classique chez les enfants, elle devient pathologique chez les adultes. Elle est dans ce dernier cas le reflet d’un syndrome post-traumatique dont il convient de préciser le diagnostic et de déterminer les origines historiques et politiques.
    Ouvrons alors les yeux et notre esprit : en 1945, avec l’usage du nouveau feu nucléaire contre elle-même, l’humanité a changé de nature, tout autant que les mathématiques changèrent de nature avec la mise au point du calcul sur les infinis mais aussi avec la démonstration par Gödel de leur incomplétude. Cet usage de deux bombes atomiques était, vu de nos jours, insensé, au sens politique et stratégique du terme, car l’État japonais avait avant même la première explosion nucléaire, expérimentale, fait part de sa volonté de reddition et ses forces étaient exsangues. Tout cela, les Alliés le savaient mais il fallait faire preuve de part et d’autre de volonté de puissance et, surtout, tous ignoraient encore véritablement les réels effets et les conséquences terribles de la bombe atomique y compris sur le très long terme. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et le monde a profondément changé. Il est, comme vous l’avez précisé, profondément et irréversiblement interconnecté et la menace de massacres et de destruction irréversibles est maintenant vide des sens et d’une extrême dangerosité. Aucune technologie, vous le savez aussi, aussi sûre soit-elle, n’est à l’abri d’un accident ou d’une erreur, voire d’une folie humaine.
    Le crime contre l’humanité ainsi accompli en 1945, avec le traumatisme qui l’a suivi, a cependant trouvé sa justification (sa « rationalisation » disent les psychothérapeutes) dans son prolongement indéfini par l’invention d’une pseudo-stratégie dite de « dissuasion » nucléaire. Il est temps d’en faire le deuil. Monsieur le député, vous pouvez et vous devez nous y aider, car c’est bien de la survie de nos descendants, de celle l’humanité, dont il est ici question. La transition vers un monde débarrassé des armes nucléaires est possible et indispensable. Nombre de scientifiques mais aussi de responsables politiques comme vous nous y ont invité et nous y invitent, encore ce 19 janvier avec l’appel de Bâle. Rejoignez-les et sauvez nous, nous vous serons indéfiniment gré de votre engagement.
    Veuillez agréer, Monsieur le député, l’expression de ma profonde considération.

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