Dissuasion nucléaire : l’aveu tardif de Valéry Giscard d’Estaing

Crédits photo : Eric Fougere/VIP Images/Corbis via Getty Images

IDN rend hommage à la prise de conscience de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing qui reconnaissait (voir la vidéo ci-dessous) : « moi je savais que je n’appuierais sans doute jamais sur le bouton nucléaire, pour une raison simple, qui a sa valeur : cela aurait été la fin de la France. » Fin abrupte par riposte nucléaire ; ou encore fin lente du fait d’un hiver nucléaire meurtrier. La fin, dans tous les cas.

Il est regrettable que cette déclaration soit intervenue près de 40 ans après la fin de son mandat présidentiel, au cours duquel il a pourtant défendu la position gaullienne traditionnelle. C’est ainsi qu’en mars 1979, il déclarait à la télévision française : « notre système nucléaire est un moyen qui a pour objet la sécurité ultime de la France. Si la décision appropriée à la sécurité de la France conduisait à appuyer sur le bouton de la force nucléaire, je le ferais. (…) ».

Cette contradiction met en lumière l’absurdité du maintien d’un arsenal nucléaire en France, inutile, coûteux, et dangereux. Pour autant, en quelques mots, le « président moderne » a permis de dissiper un doute majeur : l’État français, quoiqu’il continue de faire la sourde oreille aux appels au désarmement nucléaire, n’a jamais été dupe de ce coup de bluff bancal appelé dissuasion.

 

partagez cet article avec vos amis

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur email
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pocket
IDN-France

IDN-France

IDN-France

IDN-France

Laissez un commentaire

Vous pourriez également aimer