[Edito] IDN au temps du coronavirus 

Dans la situation actuelle de pandémie du coronavirus, IDN est contraint de suspendre toutes ses activités impliquant des rencontres et des rassemblements. Ainsi les projections de films et vidéos suivies de discussions à Paris, Lyon, Bordeaux ont été annulées. De même, la conférence internationale sur le thème du climat et des armes nucléaires prévue le 18 juin 2020 a été reportée à la fin de l’année.

Mais cela ne signifie pas que IDN arrête de fonctionner et d’œuvrer pour le désarmement nucléaire, bien au contraire ! Et d’abord pour la simple et bonne raison que cette crise constitue la démonstration de ce pourquoi nous nous battons tous ensemble. En effet, la menace virale que nous connaissons actuellement montre bien l’inanité de l’arme nucléaire pour faire face aux menaces que nous devons et devrons affronter : cyberattaques, dérèglement climatique, terrorisme, conflits intra-étatiques ou hybrides, utilisation non-éthique de l’intelligence artificielle etc…

Pour IDN, c’est le moment au contraire d’intensifier notre action. Nous le ferons en utilisant tous les moyens que permettent internet et la numérisation de la communication : newsletter, revue de presse, réseaux sociaux, événements virtuels. Dans ce cadre, nous allons  proposer des débats collectifs en direct, avec ou sans vision préalable d’un film. La Lettre publiée le 26 mars est plus précisément centrée sur la crise actuelle.

Nous vous invitons à nous exprimer vos avis, questions et suggestions sur ces textes et ceux de ce site.

Le virus s’attaque aux poumons pas aux neurones. Profitons-en !

 

Paul Quilès, Président d’IDN

 

 

 

Bernard Norlain, Vice-Président d’IDN

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  1. Francis Lenne

    Je m’exprime ici en ma qualité d’officier en devoir de soutenir les engagements de mon pays et de respecter le droit international et français, en particulier le droit humanitaire et le droit des conflits, conventions de Genève et de La Haye et leurs protocoles additionnels. Ce droit est intégré au droit français et tout officier, sous-officier ou personne servant dans les armées ou dans la réserve est tenu de le respecter sous peine de très lourdes sanctions.
    Alors, quel n’est pas mon étonnement de voir, après la liste de toutes les actions menées par les armées pour participer au traitement de la crise pandémique, un chapitre en fin de message de l’association UNOR disant :
    “Parallèlement à cet engagement contre l’épidémie du Covid-19, les armées restent concentrées, jour et nuit et sept jours sur sept, sur leurs missions essentielles à la protection des Français : la dissuasion nucléaire, …”
    Placer aujourd’hui la dite dissuasion nucléaire en tête de liste est-il encore sensé !
    Qui prétendons-nous encore “dissuader” aujourd’hui et de quoi, en le menaçant en permanence de bombarder ses populations de bombes atomiques 10 à 20 fois plus puissantes que celles qui furent larguées sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945? Quitte à nous détruire nous mêmes et à empoisonner la planète pour des décennies! Ce n’est plus, ce ne sera plus jamais crédible, pour quelque État que ce soit.

    Toute cette énergie déployée encore aujourd’hui l’est en totale infraction à nos engagements par Traité depuis au moins 1992, en totale infraction au droit international et français sur la menace par armes de destruction massive, en totale infraction aux résolutions des Nations unies, en totale infraction aux avis de la Cour internationale de Justice rappelant qu’il existe une obligation au désarmement nucléaire international général et complet. Toute cette énergie est dilapidée encore aujourd’hui et cette gabegie est maintenant encouragée par des responsables politiques inconscients ou aveuglés, enfermés dans un dogme d’un autre siècle alors que sévit une crise nationale et mondiale majeure.
    Relayer ces messages de nature délictueuse sans les dénoncer est aussi potentiellement un délit, et l’Histoire, la communauté internationale et tous les Hommes jugeront tous les responsables politiques qui persistent encore à maintenir cette posture dans 14 États, contre toute raison, contre le Droit, contre les intérêts réels de leurs Nations. Placer dans les circonstances actuelles cette menace de bombardement nucléaire comme première priorité pour nos forces armées est une ineptie, une atteinte grave aux intérêts vitaux de la Nation, menacés par ailleurs.
    Poursuivre ce discours mais aussi poursuivre les actions qui s’y rapportent en accroissant de plus considérablement les moyens financiers, détourner ces moyens et ces ressources alors qu’ils manquent cruellement sur le front de la lutte en cours est, au-delà du délit, une trahison.
    Ne pas immédiatement rediriger les industries, les centres étatiques, les ressources financières dévoyées, au profit de la production et de la mise en œuvre des bombes atomiques, avec le risque d’accident majeur que cette posture comporte par principe et qui se surajouterait aux menaces en cours, est possiblement assimilable à un crime de guerre.
    Ne pas dépenser dès maintenant toute l’énergie politique et diplomatique nécessaire pour entraîner les autres Nations à engager immédiatement cette transition politique et industrielle que le Traité prévoit bien de longue date est également une faute lourde, comme l’est encore la proposition d’extension de cette menace nucléaire à l’Europe si elle restait maintenue.
    Il n’est pas encore trop tard, mais les jours sont comptés. Le courage politique, c’est d’abord de savoir se départir de dogmes archaïques et de s’adapter aux contraintes et aux menaces du moment et qui seront aussi parmi les menaces de demain. La menace nucléaire, contrairement à ce qui est encore annoncé comme une prétendue sécurité réservée à quelques uns et interdite à tous les autres, devient plus que jamais une menace mortelle pour nous tous.
    Ce courage, ce changement, nous devons l’exiger de nos dirigeants, faute pour nous mêmes de trahir aussi notre pays et la collectivité. Nous ne pouvons plus admettre cette injonction à brandir encore à chaque instant la menace nucléaire.
    Le premier ordre qui devrait être maintenant donné à nos armées serait au minimum de ne plus mettre en alerte permanente nos forces nucléaires, de le faire savoir et de l’exiger de tous les 13 autres États disposant d’armes nucléaires sur leur territoire. Le premier acte diplomatique serait de présenter cette résolution au Conseil de sécurité de l’ONU comme première étape irréversible du désarmement nucléaire complet, et de basculer les ressources ainsi dégagées au profit de la gestion de la crise en cours. Solidairement.
    Le premier ordre qui devrait être donné à nos centres techniques étatiques et aux industriels en charge des systèmes nucléaires serait de réorienter le maximum de ces activités vers la production au profit de ceux qui luttent pour que la crise en cours soit contrôlée et pour que soit ensuite possible une véritable Résilience, nationale, européenne, mondiale, à laquelle les forces armées et singulièrement l’armée de l’air donneront loyalement leur part, sans trahir la Nation.
    L’Histoire mais aussi nos descendants, encore une fois, nous jugeront.

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