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Comment les réacteurs de recherche iraniens prouvent que le JCPOA marche encore

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Publié dans The Bulletin of the Atomic Scientists

The Bulletin of The Atomic Scientists revient sur un succès soigneusement ignoré par les détracteurs de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien : avoir empêché Téhéran d’extraire du plutonium de ses réacteurs de recherche pour construire une bombe.

The Bulletin rappelle qu’il y a deux manières d’obtenir la matière fissile nécessaire à la construction d’une bombe : soit enrichir de l’uranium, soit extraire du plutonium à partir du carburant usagé d’un réacteur de recherche ou civil. Alors que le JCPOA avait réussi à bloquer ces deux moyens en 2015, la reprise de l’enrichissement de l’uranium à des niveaux inédits est aujourd’hui le principal point de blocage entre l’Iran et l’Occident.

Choisir l’enrichissement pourrait être un moyen d’afficher ouvertement ses capacités et de faire pression durant les négociations, avec une flexibilité qui n’aurait pas été possible avec l’extraction de plutonium. Pourtant l’Iran possédait des réacteurs, dont celui d’Arak, qui aurait pu être idéaux pour extraire des matières fissiles. Cependant, l’accord de 2015 prévoyait la modification du réacteur d’Arak vers un modèle plus sûr et l’envoi du carburant vers la Russie, pour qu’il ne puisse pas être utilisé à des fins militaires. L’Iran maintient toujours ses engagements sur cet aspect.

Ces clauses du JCPOA pourraient servir de modèle dans la lutte contre la prolifération, alors qu’il y a encore 220 réacteurs nucléaires de recherche à travers 53 pays dans le monde et que plusieurs d’entre eux ont été tenté de franchir le pas de la militarisation dans le passé. Il demeure certains obstacles, comme la possible réticence des Etats nucléaires à stocker le carburant usagé, en raison de sa dangerosité et alors même qu’ils ont du mal à se débarrasser de leurs propres déchets. Cependant les auteurs font remarquer que les réacteurs de recherche produisent peu de déchets.

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