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L’Europe est responsable de sa propre insignifiance sur le dossier du nucléaire iranien

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Publié dans Responsible Statecraft

Pour l’analyste letton Eldar Mamedov, l’insignifiance du Royaume-Uni, de la France et l’Allemagne (l’E3) dans les négociations autour du JCPOA se fait ressentir de jour en jour. La résolution des principaux points de blocage à l’heure actuelle – retour de l’Iran dans les termes de l’accord, levée des sanctions et garantie que les Etats-Unis ne quitteront pas à nouveau l’accord – restent en effet du ressort de Washington et Téhéran.

Cet état de fait découle de l’incapacité (ou du manque de volonté) de Londres, Paris, Berlin et de l’Union européenne à maintenir leurs relations commerciales avec l’Iran face aux pressions américaines. Cela ne peut que susciter du scepticisme du côté de Téhéran. Le message implicite est en effet que dans l’éventualité où un futur président américain se retirerait à nouveau de l’accord, il serait inutile de compter sur l’Europe pour le sauver.

Les positions européennes ont aussi souffert d’importantes erreurs d’appréciation. L’E3 a en effet considéré que l’Iran avait été tellement acculé sous Trump qu’il saisirait n’importe quelle opportunité pour un nouvel accord avec l’administration Biden. Cette perception d’une vulnérabilité du côté iranien les a également mis en confiance pour demander des concessions additionnelles, comme le démantèlement des missiles balistiques et l’inclusion de l’Arabie Saoudite dans les négociations.

En plus de ces demandes contreproductives et depuis abandonnées, l’Europe a également sous-estimé les changements en matière de politique interne iranienne, pourtant prévisibles de longue date. Le retour des conservateurs à la présidence risque en effet de compliquer les négociations. Toutefois l’E3 a ignoré ces évolutions et à préférer temporiser, plutôt que de conclure l’accord tant qu’un Rouhani plus conciliant était au pouvoir. Ils se retrouvent face à deux choix : accepter les avancées irréversibles de l’Iran ou retourner à une politique de sanctions.

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