Par Jason Bordoff et Meghan L.O’Sullivan dans Foreign Affairs, novembre et décembre 2025
[RÉSUMÉ] La résurgence de « l’arme énergétique » est décrite comme levier de pression géopolitique dans un monde en pleine transition vers les énergies propres. Contrairement aux idées reçues, la décarbonation ne supprime pas les dépendances stratégiques mais les déplace : la domination de la Chine sur les minéraux critiques et les technologies vertes crée de nouvelles vulnérabilités pour l’Occident. Parallèlement, la persistance de la demande mondiale en hydrocarbures permet à des États comme la Russie de continuer à utiliser leurs ressources fossiles pour fragmenter les alliances internationales. Cette militarisation de l’énergie, loin d’être un vestige du passé, devient un outil central de la compétition entre grandes puissances. Face à ces dangers, il est préconisé d’opter pour une diplomatie énergétique renouvelée, capable de sécuriser les chaînes d’approvisionnement tout en gérant les risques d’instabilité liés à la mutation globale du système énergétique.