Par Dr.Manpreet SETHI, dans Institute of Peace and conflicts studies, le 7 janvier 2026
[RÉSUMÉ] Le film de Kathryn Bigelow, A House of Dynamite, compare la situation nucléaire contemporaine à une « maison remplie de dynamite » où neuf États accumulent des capacités explosives menaçant de tout raser. En dépeignant les 18 minutes d’incertitude suivant la détection d’un missile se dirigeant vers Chicago, l’œuvre met en lumière l’inefficacité potentielle de la défense antimissile balistique, soulignant qu’aucune technologie ne peut garantir un succès total face à des contre-mesures sophistiquées ou à une saturation de cibles. Cette réalité impose une réflexion profonde, notamment pour l’Inde, sur la nécessité de protéger prioritairement les actifs essentiels à une dissuasion crédible plutôt que de viser une protection illusoire de l’ensemble du territoire. Le récit souligne également le dilemme existentiel des dirigeants face à l’ambiguïté de l’attaquant, démontrant que même une doctrine de premier usage peut vaciller devant le risque de représailles massives, ce qui renforce paradoxalement la pertinence d’une stratégie de non-premier usage appuyée par une capacité de seconde frappe robuste. Enfin, l’accent mis sur l’urgence des canaux de communication de crise et sur les conséquences humanitaires et environnementales dévastatrices rappelle que des décisions prises en quelques minutes par une poignée d’individus engageront le sort de millions de personnes sur plusieurs générations.